Sheeps

Plus jamais ça ?

Le coup de sifflet a retenti. La France a entrebaillé ses portes, rouvert ses écoles, ses forêts et quelques jardins. Doucement. On nous annonce un retour à la normale “progressif”. A la normale ? Les premiers jours de déconfinement ont vu naître des files d’attente devant les boutiques Zara et Louis Vuitton, des apéros qui dégénèrent sur les rives du Canal Saint-Martin, des embouteillages, du monde sur la ligne 13 et des forces de l’ordre verbalisant à tout va. Le monde d’après ne semble pas si différent du monde d’avant.

C’est une évidence. Je n’ai aucune envie réelle d’abandonner ce que la pause forcée du confinement m’a apporté, et je sais pourtant qu’il faudra bien rejoindre cette “normalité”, rendre les enfants au système scolaire, remiser les déjeuners de famille et les moments de calme, le réveil au chant des oiseaux. Mais malgré tout, je suis sûr d’une chose : je veux changer en profondeur. Tout comme le monde qui, j’en suis convaincu, changera aussi à une échelle encore inconnue. Le télétravail comme norme mondiale, l’alimentation et la santé au centre de nos préoccupations, la consommation qui ne sera jamais plus comme avant. 

Vivre slow c’est vivre light

Face à cet horizon indéterminé, je me suis forgé des certitudes, armé d’une volonté nouvelle et j’ai écrit – en pensée – les nouvelles tables d’une loi plus slow. Changer pour avancer. Se projeter dans un futur intime différent, porteur d’autres aspirations. Se promettre à soi-même qu’on tiendra fermement la barre face à un environnement qui voudra à toutes forces retrouver les usages d’avant.

Mais pour cela, il va falloir faire des choix et changer quelques comportements. Heureux hasard, un déménagement prochain va me donner l’occasion de mettre en pratique l’une de mes convictions profondes : pour vivre slow, il faut vivre léger. “Les choses qu’on possède finissent par nous posséder” disait Tyler Durden, interprété par Brad Pitt, dans Fight Club. Un tri radical va s’imposer. Comme une première épreuve de vérité.

La semaine prochaine, je partagerai avec vous ce que ces 50 jours de confinement m’ont appris. Quelques enseignements tirés de cette parenthèse que, en un sens, je regrette déjà. N’hésitez pas à partager les vôtres.

T.R.

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