Introspection

Un peu d’introspection

Bien sûr, cela peut paraître dérisoire, voire même égoïste, que de saisir l’opportunité de cet isolement forcé, dans des circonstances par ailleurs dramatiques, pour se retourner vers soi et se livrer à cet exercice complexe et rare qu’est l’introspection. On nous parle de pandémie mondiale inédite, de catastrophe économique sans précédent, on égrène chaque jour dans les médias le nombre croissant de morts, on sait les efforts démesurés fournis par nos personnels soignants, leur détresse au quotidien et on voudrait passer du temps à se questionner soi-même ? Quelle futilité ! Quelle mécompréhension des enjeux !

Je ne suis pas d’accord. Bien évidemment, des bouleversements majeurs sont à l’oeuvre à l’échelle planétaire. Mais quel que soit le monde d’après, je reste convaincu que ce futur se vivra, pour chacun de nous, à l’échelle de l’individu. A hauteur de soi, de sa famille, de ses amis. Et que les questions que nous nous posons individuellement aujourd’hui seront les enjeux d’une vie collective meilleure pour tous dans un futur encore largement indéterminé.

Car tout part de là. Tout part de soi.

Changer de vie ?

La question est venue. Et à plusieurs reprises depuis le lancement de Vivre Slow. “Thierry, tu veux vraiment changer de vie ?” Soyons clair, je ne cherche pas le changement radical mais à vivre une vie plus riche et mieux équilibrée. Pas de reconversion, d’exode ou de séparation, non, plutôt une volonté ferme d’évolution, de ralentissement, de plus de sens et de conscience. Je ne minimise pas en effet la difficulté d’une rupture radicale, d’une reconversion dont il faudrait, auparavant, envisager toutes les implications, ce qui me semble impossible. Certains s’y lancent, c’est admirable. J’avance à un rythme plus mesuré. Mais ne manque pas pour autant d’ambition. “L’objectif n’est pas trop haut, il manque juste des marches”. Confucius avait raison : tout est question de marches. L’une après l’autre. Patiemment. Avant d’atteindre le sommet.

Nous sommes sur la première.
Éteignez BFMTV et suivez-moi.

T.R.

Retour haut de page